Ce soir, je suis allé voir Le roi lion, la comédie musicale issue du film présentée depuis un ans au théâtre du Mogador à Paris, et depuis 1997 (!) aux États-Unis, à Broadway of course. Autant le dire d’emblée, j’étais très sceptique à l’idée d’aller voir cette comédie musicale. Pas grand fan des comédies musicales en général (c’est un euphémisme), j’avais bien sûr un bon souvenir du dessin animé de Walt Disney, mais justement, c’était un souvenir et un souvenir d’enfance. Autant aussi le dire tout de suite, je suis ressorti avec le sourire au lèvre, heureux d’avoir été dans cette salle pendant les trois heures du spectacle, bref je ne regrette pas d’y être allé et vous encourage à en faire autant si ce n’est pas déjà fait !
Avant d’en venir au spectacle lui-même, quelque mot quand même sur ce véritable phénomène planétaire comme seuls les Américains savent en faire. La comédie musicale fait suite à un premier essai chez Disney, une adaptation de la Belle et la Bête déjà couronnée de succès, au milieu des années 1990. Chez Disney, on sent que Le roi lion, qui sort aussi à cette époque, aurait aussi du potentiel sur les planches de Broadway : la comédie musicale était née, sur le papier. Restait à concrétiser cette idée et le projet est confié à Julie Taymor, ce qui est un choix étrange, je trouve, de la part de Disney, mais un choix qui se révèle décisif dans le succès de la comédie. En effet, Julie Taymor a un parcours plutôt étonnant puisque sa formation théâtrale est parisienne (études à l’École internationale de Théâtre Jacques Lecoq) et elle est considérée, de l’autre côté de l’Atlantique, comme faisant parti de l’avant-garde théâtrale. Son choix a été de réellement adapter le dessin animé en une comédie musicale : l’idée n’était pas de mettre un dessin animé sur des planches, mais de faire du théâtre. Et du théâtre, c’est-à-dire d’abord des êtres humains : comme on le verra, ils ne se cachent pas sur la scène. Par ailleurs, Julie Taymor ne se cantonne pas à un genre en particulier : elle ne fait pas du Broadway, même si bien sûr c’en est ; ses inspirations sont multiples et l’Afrique y a une part importante, ce qui est normal me direz-vous pour le thème, mais qui n’était pas forcément évident outre-Atlantique. La musique originale du dessin animé, composée Elton John et Tim Rice, a été reprise et complétée, par les deux mêmes, pour remplir le show qui dure deux fois plus longtemps.
Dès sa création, le succès fut immédiat et a très rapidement dépassé les États-Unis puisque le spectacle a été présenté à Londres, Shanghai, Tokyo, Hambourg, Sidney… et Paris donc. À chaque fois, le succès a été présent grâce à un spectacle traduit mais conservé dans l’esprit. D’après le site officiel, ce seraient ainsi 45 millions de spectateurs à travers le monde qui auraient vu ce spectacle ! Même si d’aucuns (j’ai des noms) y sont allés plusieurs fois, ce nombre donne quand même un peu le vertige.

Les présentations terminées, venons-en au fait, le spectacle lui-même. Dans ce théâtre parisien rénové pour l’occasion (c’est dire si le spectacle doit être rentable !), le public est varié, des plus jeunes à leurs parents, et même des personnes d’un âge plus respectable disons. On retrouve globalement le public parisien habitué, mais ce mélange générationel fait plaisir et met dans l’ambiance.
Les lumières s’éteignent, les percussions commencent et on entre immédiatement en Afrique. Le chant qui commence alors renforce ce sentiment, avant que ne s’ouvre le rideau et là, première scène du musical et scène d’anthologie, les animaux arrivent. Chaque soir, il y a une quarantaine d’artistes sur scène et, évidemment, aucun animal. Les animaux sont donc joués par des hommes et femmes et ce qui est formidable, comme idée, c’est que l’on voit plus les hommes que les animaux, mais que l’on oublie totalement les hommes. On pourrait parler pendant des heures des costumes, de leur ingéniosité (comme ces masques de lion qui s’abaissent quand l’acteur baisse le dos, des masques créés à la main par Julie Taymor !), de leur beauté (certains sont littéralement magnifiques) mais je crains que les mots ne suffisent pas. La constante des costumes est toutefois la simplicité et la suggestion. Julie Taymor voulait apparemment suggérer par là que cette histoire d’animaux était d’abord une histoire universelle et une histoire profondément humaine. Ça n’est pas faux en effet, et c’est plutôt bien trouvé je trouve car cela &vite le travers n°1 de ce genre d’adaptation, à savoir quelque chose de niais.
En effet, si le spectacle est bien sûr prévu pour les enfants, les adultes ne sont pas en reste non plus. L’un et l’autre comprennent et voient des choses différentes et tout le monde sort satisfait du spectacle. Et puis, disons-le, tout adulte que nous sommes, nous redevenons des enfants devant ce spectacle qui a vraiment quelque chose de magique. Pour vous donner idée, les animaux arrivent, pour la première scène (celle de la présentation du nouveau-né, comme dans le dessin animé) par l’orchestre, au milieu des fauteuils. Et arrive à côté de vous un énorme éléphant, des girafes, des oiseaux et tout le bestiaire, le tout sur la musique hyper connue (Le cercle de la vie) : on pourrait avoir peur, mais ça marche, on est pris au jeu…
Outre des acteurs portant des costumes d’animaux, le spectacle utilise toutes les techniques imaginables pour augmenter le bestiaire du spectacle : toile pour suggérer un troupeau, système d’antilopes montées sur une sorte de gros vélo (il faut le voir pour bien comprendre), mais aussi ombres chinoises par exemple.
Comédie musicale oblige, les artistes chantent, jouent et dansent. Au sujet de cette dernière, on peut noter une volonté d’ouverture, avec un peu de tout, de la danse classique à la danse moderne en passant même par un zeste de hip-hop. Ça n’est vraiment pas mon rayon, donc je ne m’étendrais pas dessus, mais j’ai trouvé qu’elle passait très bien.

Mais ce qui m’a le plus marqué dans ce spectacle, c’est bien les décors. Ils sont à la fois simples, efficaces et magnifiques. Simples car, finalement, il n’y a quasiment pas de décor en dur, tout est suggéré par l’utilisation combinée de la lumière et de toiles. La scène s’ouvre, monte, descend selon les circonstances et participe du décor. Mais le principal reste les toiles, très nombreuses, baissées ou montées selon les occasions, utilisées toujours très intelligemment pour suggérer un décor. Un arbre pour Rafiki, la savane ou la grotte des hyènes, le désert ou la jungle : tous les décors sont transcrits grâce à ces toiles et la lumière, très vive et très belle. Mais de manière originale, les acteurs se font parfois décors en devenant herbe (que ce soit par un chapeau, ou même carrément des brins d’herbe qui sont comme plantés sur tout leur corps).
Les décors sont vraiment le signe d’une intense et fructueuse recherche pour adapter le dessin animé. Certaines sont à couper le souffle, comme celle de la mort de Mufasa, quand Simba est dans le défilé où le troupeau passe. Les bêtes sont successivement signalées par un jeu d’ombre, puis par une toile, puis par des marionettes, par des acteurs, et enfin des acteurs derrières de gros masques pour suggérer le mouvement. Suggérer, c’est vraiment le maître-mot de ces décors, et je dois dire que la mission est réussie. Si j’essaie d’illustrer un peu cet article, les photos ne rendent absolument pas justice à la réalité…

Outre les décors, l’autre élément essentiel de cette comédie musicale est, bien entendu, la musique. Je ne suis pas un grand fan d’Elton John, c’est le moins que l’on puisse dire. Et globalement, les chansons ont toujours été ce que j’aimais le moins dans les dessins animés de Walt Disney, exception faite du Livre de la Jungle bien sûr, mais aussi du Roi Lion (j’étais très fan de Hakuna Matata). Donc j’avais un a priori mitigé et je suis reparti très satisfait. J’ai beaucoup aimé le mélange de musique africaine, qui passe surtout à travers les percussions et certains chants, et pop avec les traditionnels tubes. Les chants sont agréables, ne semblent pas arriver comme des cheveux sur la soupe, bref rien à dire sur ce point.
Je dois absolument signaler la performance exceptionnelle de la chanteuse derrière Rafiki, Zama Magudulela. Chanteuse sud-africaine, elle a une voix puissante et juste, parle très bien les dialectes africains que son rôle lui amène à parler, et conserve un accent quand elle parle en français, ce qui tombe très bien pour son rôle. Je le dis carrément, pour moi le spectacle aurait été bien différent sans elle pour interpréter Rafiki, j’ai été soufflé par sa prestation (d’autant qu’elle est encore jeune).

La bande son est assurée par un véritable orchestre de 17 musiciens qui jouent en direct chaque soir une partition variée mêlant instruments classiques et modernes (dont au moins une guitare électrique). Le résultat est très plaisant à l’oreille, souvent entraînant et soutient idéalement les chants.
Bon, il est temps maintenant de conclure. Ça n’est pas totalement rationnel, loin de là, mais j’ai aimé Le roi lion en musical. En fait, la raison en est peut-être simple : comme le souligne cet article, on distingue en français les musical des comédies musicales. Ces dernières sont plus proches du concert de pop que du théâtre, alors que les musical sont encore proches du théâtre et de l’opéra. Je trouve ça plutôt bien, comme distinction car elle recoupe des analyse de terrain. Dès les premières secondes, la différence avec les comédies musicales telles que celle que la France a subi connu ces dernières années frappe le spectateur. On est emporté parce qu’il convient de qualifier de show à l’américaine, ce qui ici n’a absolument pas le sens négatif qu’il pourrait avoir par ailleurs.
Un show qui vous emporte, vous fait oublier le monde extérieur, vous fait retourner en enfance, et vous fait sortir avec le sourire : après tout, quoi de mieux ?
Toutes les photos proviennent de ce blog dont je remercie l’auteur pour les informations qu’il y propose… Le site officiel est accessible via l’affiche… Vous y trouverez notamment quelques vidéos.
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]]>Hier soir, j’ai réalisé un de mes nombreux rêves en allant voir et écouter sur scène Sigur Ros, ce groupe islandais à la carrière brillante et dont le dernier m’avait tant plu. Dans ce même billet, je disais aussi tout le bien que je pense du DVD, Heima qui transportait le spectateur dans une Islande quasiment féérique, très poétique à tout le moins. Par ailleurs, ce DVD confirmait ce que j’avais souvent entendu : Sigur Ros, en live, ça le fait. Oui parce que si l’on écoute les albums, c’est pas forcément évident à la première écoute, que cette musique passera bien en live…

Sigur Ros n’est plus le groupe islandais connu de personne en-dehors de leur île natale qu’il était à la sortie d’Ágætis byrjun. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts, le groupe est devenu célèbre, propulsé notamment par les premières parties de Radiohead. Résultat, quand j’ai acheté mon billet, la fosse était pleine et j’ai été obligé de me rabattre sur les places assises. Le concert lui-même fut complet. Remplir un Zénith, belle performance qui fait plaisir, même si j’aurai vraiment aimé les voir quand ils jouaient dans les petites salles parisiennes.
En première partie, point d’Amiina comme ce fut longtemps le cas. Ce quatuor à cordes nordique les a longtemps accompagné en concert, apportant une touche acoustique aux concerts. À la place, nous avons droit à For a Minor Reflection, groupe également islandais qui a joué trois titres d’un post-rock loin d’être déplaisant mais assez classique (qui m’a beaucoup fait penser à Explosions in the Sky personnellement). Une courte première partie qui a rempli son rôle de chauffer un peu la salle et le matériel, en attendant les choses sérieuses.
Entre les deux, la préparation de la scène se fait malheureusement dans le noir, mais on peut apercevoir plusieurs éléments. Je sais, d’après le DVD, que les concerts de Sigur Ros sont très travaillés visuellement, et on ne sera pas déçu sur ce point. Et puis après l’attente, les lumières s’éteignent, des sortes de bougies s’allument, la musique commence, et le concert démarre.

Un concert de Sigur Ros, c’est d’abord une musique, et surtout pas des stars. Ainsi, comme Ez3kiel vu il y a deux semaines, les quatre artistes se retirent complètement derrière leur musique, mais aussi, il faut bien le dire, un visuel très travaillé. Pour preuve, les spots ne sont quasiment jamais dirigés depuis la salle vers la scène, mais le plus souvent de la scène vers la salle (cf la photo ci-dessus par exemple). On ne voit jamais vraiment autre chose que des silhouettes, avec parfois de véritables réussites visuelles. Ainsi, un spot placé devant le chanteur/guitariste (si tant est que l’on puisse parler de guitariste) varie d’intensité pour former, sur la toile de fond, une ombre plus ou moins grande en fonction de l’intensité musicale. Le groupe utilise plusieurs éléments, à la fois classiques : sur le fond sont projetées des images, souvent filmées sur scène mais bien retravaillées (noir et blanc le plus souvent) ; plusieurs ballons sont suspendus au-dessus de la scène et éclairés ou pas (ci-dessus). Mais aussi des éléments bien plus originaux : un magnifique rideau de pluie (ci-dessous), des confettis, des bulles, de la neige…

Mais si les effets visuels sont nombreux, ça n’est pas du tout au détriment de la musique que cela se fait. La musique est bien l’essentielle chez Sigur Ros, heureusement. Et quelle musique ! Tout d’abord, il faut rappeler que c’est le premier groupe, sans doute, à avoir systématisé l’utilisation d’un archet avec une guitare, pour des effets très étonnants, des notes suraiguës à des sons puissants. Ce son est aujourd’hui clairement identifié à Sigur Ros, même si d’autres groupes ont repris l’idée. Puis vient cette voix, puissante, qui monte haut sans jamais sonner faux. Une magnifique voix qui, combinée à l’islandais (voire à la langue inventée par le groupe) apporte comme une magie.

Magie, c’est bien le mot, c’est ce que l’on ressent à un concert de Sigur Ros. Magie, mais aussi poésie et rêve : le mieux est de se laisser emporter par les sons et de profiter pleinement du spectacle. Un spectacle malheureusement bien court : moins d’une heure et demi de concert, c’était bien peu, et on est sorti avec l’étrange impression d’avoir assisté à un (long) festival… Mais en même temps, que faire de plus, de mieux, que la dernière chanson ? Ah, cette montée tout au long du morceau et cette explosion finale ! Que ce fut beau !

Pourtant, si explosion il y eut (et plus d’une fois), le public fut globalement très calme. L’écoute religieuse primait ce soir-là au Zénith. Certes, la musique de Sigur Ros n’est sans doute pas aussi entraînante que celle d’AC/DC, pour prendre un exemple au hasard. Mais enfin, il y avait de quoi bouger ! Surtout avec les nouveaux titres du dernier album, des titres plus légers que la moyenne, plus simples d’accès aussi (tout en restant du Sigur Ros) et qui ont apporté une touche colorée dans le spectacle (cf ci-dessous), c’était assez amusant… C’est d’ailleurs sur un de ces morceaux que la salle entière s’est levée et à applaudit à tout rompre : sans doute l’un des meilleurs morceaux du concert à mes yeux (et oreilles).

Ceci étant, force est de le reconnaître, la musique de Sigur Ros n’est pas facile d’accès. D’ailleurs, en y repensant après coup, c’est quand même une belle prouesse d’avoir rempli une si grande salle. Certes, il n’y a que très peu de concerts en France, mais quand même ! C’est étonnant de voir que certains groupes “pointus” réussissent là où d’autres, parfois même plus faciles d’accès, “échouent” commercialement parlant. Vous me direz que cela tient à la qualité de la musique. Certes, mais si le succés était vraiment lié à la qualité d’un groupe, ça se saurait, non ?
En tout cas, ce fut une merveilleuse expérience, bien que vraiment trop courte à mon goût. Je trouve aussi que les quatre filles d’Amiina apportaient vraiment un plus en jouant vraiment sur scène, là où la nouvelle première partie se contente, en gros, de taper sur un tambour. Elles manquent un peu, même si le plaisir n’en fut pas gâché.

C’est vous que l’on applaudit et remercie, messieurs !
Note : je remercie tous les auteurs (oliver.peel en particulier) des photographies du concert utilisées ici, et m’excuse humblement pour le pillage Flickresque…
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]]>Dans une des newsletters quotidiennes des Inrockuptibles, il était question de Viva la Hoda, un album de bootlegs mélangeant Coldplay et le rappeur Jay-Z. Les Inrocks étant dithyrambiques, je télécharge cet album disponible gratuitement. Eh bien je dois dire que j’ai pris une claque, virtuelle certes, mais claque quand même.

Viva La Hova est un projet initié par Mick Boogie et Terry Urban. Le principe de cet album est simple : prenez d’un côté les albums de Coldplay, de l’autre ceux de Jay-Z, mélangez le tout et vous obtenez un nouvel album. Ce type d’album n’est pas nouveau, et il y avait déjà eu un bootleg avec Jay-Z et les Beatles, mixant le White Albums des derniers, avec le Black Album du premier, ce qui avait donné le Gray Album de DJ Danger Mouse (depuis devenu superstar grâce à Gnarls Barkley). Mais alors que cet album avait été interdit par les ayants-droits des Beatles, Viva la Hova a été fait en collaboration avec Coldplay et Jay-Z.
Le résultat est étonnant. Les paroles sont le plus souvent laissées au rappeur, ce qui est logique tant sa discographie est plus importante, et tant surtout il chante plus que Chris Martin. En général, Coldplay assure plus la musique, tandis que Jay-Z apporte voix et rythme, même si bien sûr, cela peut changer selon les titres. Les titres ont été produits par des personnes ou groupes différents, dont Coldplay eux-mêmes sur plusieurs titres. Du morceau introductif à la dernière minute, il n’y a pas une seconde de silence mais un long morceau très varié.
Musicalement, le résultat est vraiment génial. Les mélodies de Coldplay se fondent parfaitement au rap de Jay-Z, et la voix de Chris Martin apporte un contrepoint bienvenu (ils chantent très différemment en effet, non seulement parce que l’un est rappeur quand l’autre chante du rock, mais aussi parce que l’un est Anglais et l’autre Américain). Sur certains morceaux, les deux chanteurs ouvrent un dialogue virtuel si bien fichu que l’on pourrait penser à une chanson originale. Ce sont, d’ailleurs, des chansons originales : c’est bien la force de cet album que de partir de deux œuvres pour en créer une troisième, une vraie œuvre originale et pas simplement un collage grossier.
In fine, Viva la Hova rappelle des projets tels que Gorillaz, soit une musique mêlant toutes les influences. J’aime beaucoup ce genre de projets, et là je dois dire que je suis plus que comblé. C’est vraiment magique, entraînant, et je ne m’en lasse pas.
Relisant ce que je viens juste d’écrire, j’éprouve un sentiment étrange, un mélange de gêne et de plaisir. En effet, il y a quelques années de cela, si j’avais entendu Viva la Hova, je serais parti en courant, sans doute en hurlant un Vade Retro Satanas et en faisant une croix avec mes doigts. Oui parce que, globalement, c’est du rap. Et pendant très longtemps, je n’aimais pas le rap, mais alors pas du tout.
Aujourd’hui, j’ai découvert plusieurs rappeurs, américains pour la plupart, et franchement, j’aime bien. Il n’y a qu’à voir mon profil Last.fm pour constater que j’écoute beaucoup de rap ces derniers temps. Viva La Hova m’a fait découvrir Jay-Z mais il y a eu comme une rupture dans la brèche. J’ai aussi découvert NaS et je compte bien étendre mes découvertes à d’autres rappeurs américains du même acabit. J’ai aussi découvert et beaucoup aimé The Streets, rappeur anglais à l’accent londonien à couper au couteau (quel bonheur !) et je sens que de plus en plus de rap passe. Si j’ai encore du mal avec le rap français en général, et le rap façon NTM en particulier, là aussi je sens que ça bouge (j’aime beaucoup Hocus Pocus par exemple).
C’est marrant en tout cas de constater comment nos goûts changent. Cela fait longtemps que, doucement mais sûrement, je me rapproche du rap. Que ce soit avec des disques comme ceux de Gorillaz ou de Gnarls Barkley, ou plus subtilement d’artistes comme Day One, j’écoute de plus en plus de hip-hoop ou rap (je suis toujours aussi mauvais avec les genres, ça au moins, ça ne change pas) et j’écoute avec plaisir des choses que je n’aurais jamais imaginé écouté il n’y a même pas un an. Évidemment, tout ça fut inconscient et ça n’est qu’une reconstruction a posteriori que je fais là.
Je suis en tout cas ravi de cette évolution, et en attendant de vous recommander des vrais albums de rap, je vous recommande chaudement ce Viva la Hoda !
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Après avoir longuement hésité, j’ai testé, peu après la mise à jour 2.1, le “jailbreak” sur mon iPod Touch de première génération. La motivation principale était d’obtenir des applications impossibles à créer avec le SDK officiel : je pensais en particulier à une application apportant le copier/coller mais aussi à une application, PocketTouch, permettant de contrôler l’iPod en aveugle, par des actions sur l’écran, ce qui me semblait être une élégante solution pour contrôler l’iPod Touch à l’aveugle.

Avant de me lancer, j’entrevoyais un système complexe, nécessitant de ma part une utilisation avancée du terminal et divers autres joyeusetés du genre. Ayant testé Linux, cela ne me gênait pas outre-mesure mais évidemment, cela nécessitait du temps et présentait un risque que j’ai longtemps hésité à prendre. Et en fait, j’ai téléchargé, un peu par hasard, QuickPwn quand la version adaptée au firmware 2.1 est sortie et je l’ai lancé. Quelle ne fut pas ma surprise quand ce logiciel reconnut mon iPod Touch, et fit tout de manière automatique sans que je ne lui demande rien de spécial. Vraiment, le jailbreak est devenu bluffant de simplicité : on branche, on donne son accord, on suit les instructions données clairement (on appuie ici pendant de temps, puis ici, etc.) et… c’est tout ! Nul besoin de restaurer l’iPod à la fin, tout est fait de manière transparente : chapeau les développeurs de ces applications !
Au redémarrage, les différences sont légères : un ananas s’affiche à la place de la pomme, et on a de nouvelles applications, “Cydia” et “Installer”. C’est tout, vraiment. J’ai d’ailleurs au début mis quelque temps à le comprendre, me demandant quelle étape j’avais raté, mais non, c’est vraiment tout.

Pourtant, je ne recommande pas le jailbreak d’un iPod Touch ou iPhone (même si dans le cas de ce dernier, il peut se justifier pour le déblocage). Pour deux raisons, l’une étant totalement subjective.
Je vais commencer par la raison objective : si j’admire vraiment la manière grand public avec laquelle les développeurs derrière le jailbreak ont réussi à rendre cette opération, je n’aime pas du tout l’absence de solution facile de retour en arrière. En effet, j’en ai fait les frais récemment : j’ai acheté Antidote Mobile récemment et, pour une raison technique qui me dépasse complètement, elle n’est pas compatible avec les iPod Touch jailbreaké puisqu’elle plante immanquablement à chaque tentative1. Ne voulant pas jeter 16 euros par les fenêtres, et préférant largement un iPod Touch non jailbreaké et un dictionnaire que le contraire, j’ai décidé de revenir en arrière en défaisant ce que j’ai fait. Naïvement, je pensais que QuickPwn permettrait de défaire aussi facilement ce qu’il avait fait. J’ai alors découvert que le seul et unique moyen de revenir en arrière était de restaurer l’iPod. Je me suis alors senti prisonnier du jailbreak : j’aime bien que l’on me laisse la possibilité de revenir en arrière facilement si je le souhaite.
Vous me direz que la restauration n’est pas grand chose puisque iTunes centralise tout. C’est vrai pour la majeure partie, d’autant que j’utilise MobileMe qui facilite bien les choses. Mais par principe, je ne vois pas pourquoi on ne peut pas revenir en arrière aussi facilement que l’on a jailbreaké : j’ai grand peine à croire à un problème technique de la part de ces virtuoses de l’informatique. Ensuite, les iPod Touch se synchronisent bien plus lentement que les modèles à disque dur et remplir 32 go prend beaucoup, beaucoup de temps. Par ailleurs, le problème vient des applications : si certaines se synchronisent avec une application sur le Mac (comme Things), la majorité ne se synchronise pas et une restauration entraîne la perte des données. Normalement, iTunes sauvegarde toutes ces données à chaque synchronisation et permet de restaurer ces données. C’est la théorie et je trouve que cela fonctionne très mal : j’ai eu à restaurer mon iPod à deux reprises, et à chaque fois ça n’a pas marché. Soit qu’iTunes a refusé de restaurer mes données, soit que cela n’a pas marché (dans le deuxième cas, l’iPod ne démarrait plus au-delà de la pomme).
Résultat des courses, j’ai perdu un après-midi à tout remettre en place. Oh, ça a marché, pas de problème, mais je suis reparti de zéro, j’ai du tout reconfigurer (notamment l’ordre des applications, un calvaire) et je ne suis pas content de ne pas avoir été prévenu au moment du jailbreak. Peut-être est-ce indiqué quelque part sur le site ou dans les applications, mais ça n’est pas assez clair, je trouve. Un peu de transparence sur ce point ne ferait pas de mal.
Par ailleurs, je ne recommande pas le jailbreak pour la pauvreté des applications que j’y ai trouvé. Je le répète, ce point est purement subjectif. Mais voilà : les systèmes de copier/coller m’ont paru très lourds à mettre en place, peu performants et globalement peu intéressants à utiliser. J’ai fini par abandonner. Par ailleurs, PocketTouch ne m’a pas satisfait car il s’agit en fait d’une vraie application qui doit tourner en permanence et qui ne fonctionne pas, comme je l’espérais initialement, quand l’écran est éteint et l’iPod bloqué. Donc aucun intérêt pour moi.
Si les applications proposées sont assez nombreuses, je n’en n’ai trouvé qu’une de vraiment intéressant, IntelliScreen. Cette application permet un tas de chose, et notamment d’ajouter des informations sur l’écran d’accueil (quand on débloque l’iPod/iPhone) comme les derniers mails, les prochains RDV, ou encore la météo, des informations, etc. Mais je ne sais pas quelle mouche à piquer les développeurs : ils font payer pur cette application ! Que l’on se comprenne bien : je n’ai rien contre les applications payantes, bien au contraire, et je paye souvent pour des applications. Mais il faudrait quand même se souvenir que le jailbreak n’est pas une opération autorisée par Apple : le contrat d’utilisation que tout le monde accepte sans même lire dit bien que cette opération n’est pas autorisée. Donc cette application est, si je ne m’abuse, illégale d’un point de vue un peu strict. Alors faire payer une application non-autorisée par le fabricant, et dont on ne peut avoir aucune garantie de viabilité (si jamais Apple réussissait à, une bonne fois pour toute, empêcher le jailbreak, ils feraient quoi ? rembourser tous leurs clients ?), je trouve cela un peu gonflé (surtout aux prix demandés) ! Mais je suppose que s’ils vendent, c’est que cela s’achète…
Le reste des applications ne m’a pas convaincu. Soit parce que l’AppStore offrait un équivalent, souvent meilleur, soit parce que ça ne m’intéressait pas. J’ai testé les thèmes, j’ai trouvé ça très moche. J’ai testé le Dock, j’ai trouvé ça très peu ergonomique et pas très utile. J’ai testé Categories, j’ai trouvé l’idée bonne (Apple, si tu m’entends, voilà une bonne idée pour ranger les applications !) mais pas très bien mis en place techniquement (il faudrait pouvoir glisser les applications dedans directement, et l’idée de lancer une application pour en lancer une autre me semble moyenne).
Je pourrai multiplier les exemples ainsi mais je pense que vous aurez compris mon avis. Je ne dis pas que le jailbreak est sans intérêt, je pense même qu’il est intéressant par certains aspects. Je dis que le rendre si simple à mettre en place est un risque : le grand public peut le faire simplement et se retrouver piégé. Il faut absolument une solution aussi simple que le jailbreak pour un retour en arrière ! Par ailleurs, je dis que, maintenant qu’il y a l’AppStore, le jailbreak a grandement perdu de son intérêt. Reste le copier/Coller, mais je reste confiant qu’Apple l’apportera d’une façon bien plus élégante, et deux-trois autres bricoles, mais rien qui justifie de débloquer l’appareil.
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Après avoir longuement hésité, j’ai testé, peu après la mise à jour 2.1, le “jailbreak” sur mon iPod Touch de première génération. La motivation principale était d’obtenir des applications impossibles à créer avec le SDK officiel : je pensais en particulier à une application apportant le copier/coller mais aussi à une application, PocketTouch, permettant de contrôler l’iPod en aveugle, par des actions sur l’écran, ce qui me semblait être une élégante solution pour contrôler l’iPod Touch à l’aveugle.

Avant de me lancer, j’entrevoyais un système complexe, nécessitant de ma part une utilisation avancée du terminal et divers autres joyeusetés du genre. Ayant testé Linux, cela ne me gênait pas outre-mesure mais évidemment, cela nécessitait du temps et présentait un risque que j’ai longtemps hésité à prendre. Et en fait, j’ai téléchargé, un peu par hasard, QuickPwn quand la version adaptée au firmware 2.1 est sortie et je l’ai lancé. Quelle ne fut pas ma surprise quand ce logiciel reconnut mon iPod Touch, et fit tout de manière automatique sans que je ne lui demande rien de spécial. Vraiment, le jailbreak est devenu bluffant de simplicité : on branche, on donne son accord, on suit les instructions données clairement (on appuie ici pendant de temps, puis ici, etc.) et… c’est tout ! Nul besoin de restaurer l’iPod à la fin, tout est fait de manière transparente : chapeau les développeurs de ces applications !
Au redémarrage, les différences sont légères : un ananas s’affiche à la place de la pomme, et on a de nouvelles applications, “Cydia” et “Installer”. C’est tout, vraiment. J’ai d’ailleurs au début mis quelque temps à le comprendre, me demandant quelle étape j’avais raté, mais non, c’est vraiment tout.

Pourtant, je ne recommande pas le jailbreak d’un iPod Touch ou iPhone (même si dans le cas de ce dernier, il peut se justifier pour le déblocage). Pour deux raisons, l’une étant totalement subjective.
Je vais commencer par la raison objective : si j’admire vraiment la manière grand public avec laquelle les développeurs derrière le jailbreak ont réussi à rendre cette opération, je n’aime pas du tout l’absence de solution facile de retour en arrière. En effet, j’en ai fait les frais récemment : j’ai acheté Antidote Mobile récemment et, pour une raison technique qui me dépasse complètement, elle n’est pas compatible avec les iPod Touch jailbreaké puisqu’elle plante immanquablement à chaque tentative1. Ne voulant pas jeter 16 euros par les fenêtres, et préférant largement un iPod Touch non jailbreaké et un dictionnaire que le contraire, j’ai décidé de revenir en arrière en défaisant ce que j’ai fait. Naïvement, je pensais que QuickPwn permettrait de défaire aussi facilement ce qu’il avait fait. J’ai alors découvert que le seul et unique moyen de revenir en arrière était de restaurer l’iPod. Je me suis alors senti prisonnier du jailbreak : j’aime bien que l’on me laisse la possibilité de revenir en arrière facilement si je le souhaite.
Vous me direz que la restauration n’est pas grand chose puisque iTunes centralise tout. C’est vrai pour la majeure partie, d’autant que j’utilise MobileMe qui facilite bien les choses. Mais par principe, je ne vois pas pourquoi on ne peut pas revenir en arrière aussi facilement que l’on a jailbreaké : j’ai grand peine à croire à un problème technique de la part de ces virtuoses de l’informatique. Ensuite, les iPod Touch se synchronisent bien plus lentement que les modèles à disque dur et remplir 32 go prend beaucoup, beaucoup de temps. Par ailleurs, le problème vient des applications : si certaines se synchronisent avec une application sur le Mac (comme Things), la majorité ne se synchronise pas et une restauration entraîne la perte des données. Normalement, iTunes sauvegarde toutes ces données à chaque synchronisation et permet de restaurer ces données. C’est la théorie et je trouve que cela fonctionne très mal : j’ai eu à restaurer mon iPod à deux reprises, et à chaque fois ça n’a pas marché. Soit qu’iTunes a refusé de restaurer mes données, soit que cela n’a pas marché (dans le deuxième cas, l’iPod ne démarrait plus au-delà de la pomme).
Résultat des courses, j’ai perdu un après-midi à tout remettre en place. Oh, ça a marché, pas de problème, mais je suis reparti de zéro, j’ai du tout reconfigurer (notamment l’ordre des applications, un calvaire) et je ne suis pas content de ne pas avoir été prévenu au moment du jailbreak. Peut-être est-ce indiqué quelque part sur le site ou dans les applications, mais ça n’est pas assez clair, je trouve. Un peu de transparence sur ce point ne ferait pas de mal.
Par ailleurs, je ne recommande pas le jailbreak pour la pauvreté des applications que j’y ai trouvé. Je le répète, ce point est purement subjectif. Mais voilà : les systèmes de copier/coller m’ont paru très lourds à mettre en place, peu performants et globalement peu intéressants à utiliser. J’ai fini par abandonner. Par ailleurs, PocketTouch ne m’a pas satisfait car il s’agit en fait d’une vraie application qui doit tourner en permanence et qui ne fonctionne pas, comme je l’espérais initialement, quand l’écran est éteint et l’iPod bloqué. Donc aucun intérêt pour moi.
Si les applications proposées sont assez nombreuses, je n’en n’ai trouvé qu’une de vraiment intéressant, IntelliScreen. Cette application permet un tas de chose, et notamment d’ajouter des informations sur l’écran d’accueil (quand on débloque l’iPod/iPhone) comme les derniers mails, les prochains RDV, ou encore la météo, des informations, etc. Mais je ne sais pas quelle mouche à piquer les développeurs : ils font payer pur cette application ! Que l’on se comprenne bien : je n’ai rien contre les applications payantes, bien au contraire, et je paye souvent pour des applications. Mais il faudrait quand même se souvenir que le jailbreak n’est pas une opération autorisée par Apple : le contrat d’utilisation que tout le monde accepte sans même lire dit bien que cette opération n’est pas autorisée. Donc cette application est, si je ne m’abuse, illégale d’un point de vue un peu strict. Alors faire payer une application non-autorisée par le fabricant, et dont on ne peut avoir aucune garantie de viabilité (si jamais Apple réussissait à, une bonne fois pour toute, empêcher le jailbreak, ils feraient quoi ? rembourser tous leurs clients ?), je trouve cela un peu gonflé (surtout aux prix demandés) ! Mais je suppose que s’ils vendent, c’est que cela s’achète…
Le reste des applications ne m’a pas convaincu. Soit parce que l’AppStore offrait un équivalent, souvent meilleur, soit parce que ça ne m’intéressait pas. J’ai testé les thèmes, j’ai trouvé ça très moche. J’ai testé le Dock, j’ai trouvé ça très peu ergonomique et pas très utile. J’ai testé Categories, j’ai trouvé l’idée bonne (Apple, si tu m’entends, voilà une bonne idée pour ranger les applications !) mais pas très bien mis en place techniquement (il faudrait pouvoir glisser les applications dedans directement, et l’idée de lancer une application pour en lancer une autre me semble moyenne).
Je pourrai multiplier les exemples ainsi mais je pense que vous aurez compris mon avis. Je ne dis pas que le jailbreak est sans intérêt, je pense même qu’il est intéressant par certains aspects. Je dis que le rendre si simple à mettre en place est un risque : le grand public peut le faire simplement et se retrouver piégé. Il faut absolument une solution aussi simple que le jailbreak pour un retour en arrière ! Par ailleurs, je dis que, maintenant qu’il y a l’AppStore, le jailbreak a grandement perdu de son intérêt. Reste le copier/Coller, mais je reste confiant qu’Apple l’apportera d’une façon bien plus élégante, et deux-trois autres bricoles, mais rien qui justifie de débloquer l’appareil.
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]]>Comme je l’annonçais dans un message antérieur, j’ai décidé d’abandonner Free et de passer à un vrai hébergeur pour ce blog. C’est maintenant chose faite et la nouvelle version es désormais fonctionnelle et en ligne.
Deux éléments à savoir donc :
Les adresses chez free (du type http://nicolinux87.free.fr/wordpress/) restent valides pour le moment, mais je vous conseille de changer vos marques-pages. Si vous suiviez le blog par un lecteur RSS, merci de changer également l’adresse par celle-ci : feed://nicolasfurno.com/wordpress/feed/
Je n’envisage pas, pour le moment, de fermer complètement ce blog, mais peut-être que pour faciliter les recherches sur Google et co., je finirai par le faire. Ceci était, en tout cas, le dernier message sur les serveurs de Free…
Merci de votre attention, et désolé pour le dérangement…
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Les adresses chez free (du type http://nicolinux87.free.fr/wordpress/) restent valides pour le moment, mais je vous conseille de changer vos marques-pages. Si vous suiviez le blog par un lecteur RSS, merci de changer également l’adresse par celle-ci : feed://nicolasfurno.com/wordpress/feed/
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Deux éléments à savoir donc :
Les adresses chez free (du type http://nicolinux87.free.fr/wordpress/) restent valides pour le moment, mais je vous conseille de changer vos marques-pages. Si vous suiviez le blog par un lecteur RSS, merci de changer également l’adresse par celle-ci : feed://nicolasfurno.com/wordpress/feed/
Je n’envisage pas, pour le moment, de fermer complètement ce blog, mais peut-être que pour faciliter les recherches sur Google et co., je finirai par le faire.
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]]>Après avoir expérimenté Wordpress.com, j’avais décidé d’héberger moi-même ce blog et, par solution de commodité et de coûts essentiellement, j’avais ouvert un compte Free dédié qui a l’avantage énorme d’être gratuit. Bon, tout ne marchait pas parfaitement, de mon côté je n’avais pas de mises à jour automatique des plugins (une fonction pourtant fort pratique à la vitesse où ils se multiplient et se mettent à jour) et autre bricoles, mais ça marchait pas trop mal. Alors pourquoi payer pour héberger un blog qui n’atteindra jamais un équilibre financier puisqu’il ne contient aucune publicité et n’a pas pour but de me faire vivre mais de m’amuser ?
Plusieurs raisons ont motivé cette décision prise, un peu arbitrairement il faut bien le dire, ce soir. D’abord la mise à jour de Wordpress, le système que j’utilise pour le blog, en version 2.7 qui apporte quelques fonctions fort intéressantes et inutiles sur Free (notamment une fonction de mise à jour généralisée). De plus, Free a récemment désactivé une fonction qui, pour une obscure raison technique qui me dépasse, limite les possibilités du blog. Évidemment, ils font ce qu’ils veulent, chez Free, avec leurs services gratuits mais voilà, entre ça et des plugins non fonctionnels, ça commençait à m’énerver un peu, pour rester correct.
Et puis je voulais essayer. Après tout, me dis-je, si l’on paye, on est en droit d’attendre mieux, alors essayons de voir ce qu’il y a de mieux chez les payants. Oh et les prix ne sont pas si élevés que ça, du moins pour les hébergeurs américains : le prix tourne autour de 5 à 7 $ par mois, soit une somme raisonnable rapportée en dollars, même si j’aurais dû faire ça cet été, quand le dollar était bien plus bas…

Malheureusement, il n’y a pas pire que les hébergeurs sur Internet, en terme de religions trollesques. Les sites où les utilisateurs donnent leurs avis sont nombreux sur la toile, mais se contredisent tous. C’est quand même dingue : ce sont toujours les mêmes raisons qui sont données, pour critiquer les uns ou récompenser les autres. Et si vous avez le malheur de vous rendre sur des forums spécialisés, c’est pire : vous aurez des responsables de sites d’hébergement qui vendront leur steak et taperont sur les épiceries alentours, dans un troll généralisé certes amusant si tant est que l’on ait que ça à faire. Mais si vous cherchez un hébergeur et que vous êtes pressé, je vous souhaite bien du plaisir.
Résultat, j’ai erré de sites en sites, pour m’apercevoir qu’ils proposaient tous la même chose. Tout le monde critique unanimement le manque de support, mais comme je pars d’un support absent (chez Free), cela devrait être, de toute façon, mieux. Ce qui m’inquiète plus, ce sont les contrats d’utilisation avec des contraintes marquées en tout petit et que j’aurais forcément ratées. Ou les entourloupes de ce genre-là…
Après avoir beaucoup erré, j’ai fini par jeter mon dévolu sur l’un des nombreux sites, un qui avait l’avantage d’être explicitement compatible avec la dernière version de Wordpress et pas trop cher, Lunarpages. Oui, c’est le même que celui du lien ci-dessus, mais j’avais déjà payé quand je me suis aperçu. Je prie pour que ça se passe bien, mais au pire je n’aurai pas perdu énormément d’argent (une quarantaine d’euros), me dis-je pour me consoler (c’est idiot, mais on fait ce que l’on peut). D’autant qu’il doit y avoir une possibilité de se faire rembourser au début. J’ai surtout peur que la distance aux serveurs (en Californie) rende le site très lent, mais peut-être me fais-je des idées. Je suis censé avoir autant d’espace, autant de bande-passante et autant de bases de données que je veux, je dois bien dire que ça me paraît louche, mais bon…
Bon de toute façon, c’est fait (enfin presque, mon compte est en cours de validation, dixit le mail repêché in extremis des spams), et on verra bien. L’avantage, pour moi, c’est que je pourrai faire une transition en douceur, et ne rendre public la nouvelle version qu’une fois sûr que tout fonctionne. Oui parce que les transitions de base de données, c’est jamais la joie alors je préfère prendre des précautions. Et puis si tout va bien, j’aurais une version pleinement fonctionnelle de Wordpress, voilà qui va me simplifier la vie.
Pour vous, chers lecteurs, cela ne changera rien à condition que vous suiviez ce lien : http://blog.nicolinux.fr. Par contre, oubliez (ou n’apprenez pas) le lien Free, puisqu’il ne sera plus bon. Enfin, je laisserai ouvert ce blog pour faciliter la transition et que tout le monde retrouve ses petits. Je crois que Free n’accepte pas les redirections automatiques depuis la suppression de ce bidule technique évoqué précédemment.
Voilà pour les dernières nouvelles du blog…
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